Les chants de la Vallée

Mes yeux plongent vers un royaume
De délices et de splendeurs
Où s'entremêlent les lumières
Qui brillent et ravissent mon cœur
Un jour mes pas m’y mèneront
Et mon cœur s’y reposera
Mes luttes s’évanouiront
Et mon âme resplendira
De joie
Mes pensées sont pour ce royaume
Aux sources pures et abondantes
Qui noient les souillures du passé
Dans la justice étincelante
Un jour mes lèvres y goûteront
Et mon cœur sera rassasié
Les ombres s’évanouiront
Et toi, tu feras résonner
Ma joie
Oh toi, ma cité
Cité scintillante
Je rêve de toi
Oh toi, mon bien-aimé
Ma joie éblouissante
Ne tarde pas
Oui, viens hâte toi
J’espère en toi, ô mon Roi
Le jour viendra où je serai là
Là où tu as, tout près de toi
Réservé une place pour moi
Mes yeux rêvent de plonger en toi
Comme seuls au monde, juste toi et moi
Je chéris l’espoir dès ici-bas
D’être auprès de toi en ce jour-là
Mon héritage est venu jusqu'à vous
Il vous appartient déjà et à jamais
Oui, toutes ces promesses sont pour vous
Et rien ne pourra vous les enlever
La promesse du Roi
La fin n’est pourtant pas encore là
La lutte doit précéder la gloire
Alors, avant de crier de joie
Persévérez dans ces heures noires
Vous aurez bien des peines et des douleurs
Durant ce temps où le mal abonde
Mais prenez courage et fortifiez vos cœurs
Car moi, j’ai déjà vaincu le monde
Vanité d’un monde où la vie disparaît
L’herbe se dessèche et les fleurs sont fanées
Vanité d’un monde de douleurs paré
La poussière tombe sur mes larmes étouffées
Est-ce donc pour pâlir que tu m’as créé ?
Est-ce donc pour gémir que l’amour est né ?
Jusqu’à quand devrais-je encore me noyer
Dans le flot incessant de ces vagues insensées ?
Mais toi, relève-moi
Dis-moi que le jour se lèvera…
Vanité d’un monde où le mal apparaît
Où le voile couvre mes cris délaissés
Vanité d’un monde de peur incarnée
Qui déchire tous mes espoirs blessés
Est-ce donc pour périr que tu m’as créé ?
Est-ce donc pour s’enfuir que l’amour est né ?
Jusqu’à quand devrais-je encore me brûler
Dans les flammes ardentes de ces terres assoiffées ?
Mais toi, restaure-moi
Dis-moi que ta main triomphera…
Promesse d'un monde où la vie est donnée
Les peines guéries et les cœurs consolés
Promesse d’un monde où sera porté
Le poids de ses chaînes pour le transformer
C’est bien pour la joie que tout est créé
C’est bien pour la gloire que l’amour est né
Un jour, sachez-le, tout sera donné
Un jour, croyez-le, vos yeux vont briller…
Car moi-même je serai là
Et alors la justice resplendira !

Dans le ciel, l’oiseau s’est envolé
Rien ne pourra plus l’arrêter
Le filet entier s’est déchiré
Mon âme, trouve enfin la liberté !
Les portes de bronze sont brisées
Les verrous de fer sont fracassés
Qui pourra tenir prisonnier
Celui que mon Roi a racheté ?
Tu as rempli mon être de bonheur
Toi qui vis à l’ombre de mon cœur
Tu seras toujours mon doux protecteur
Contre les pièges insensés de l’oiseleur
Alors, je célébrerai ta grandeur
Et proclamerai ton œuvre en ma faveur
Car tu as ôté toutes mes erreurs
Afin de m’ouvrir les portes de ta demeure
Chaque jour, je pourrais te conter
Son amour et sa fidélité
Et sans cesse te parler
De celui qui marche à tes côtés.
Proclamer sa compassion
Ainsi que sa bonté
Et recueillir les larmes
Que pour toi il a versées
Viens et dis-moi
Ce qu’il faut que tu voies
Pour ouvrir enfin tes bras
Aux promesses de ton Roi
Que devras-tu donc observer ?
Les étoiles innombrables du ciel ?
La beauté des neiges éternelles ?
Qu’auras-tu besoin de contempler ?
La force des cascades déchaînées ?
Ou la pureté des lacs gelés ?

Oh, mon âme,
Près du torrent, approche-toi
Des cascades, écoute la voix
C’est l’amour déversé sur toi
Ouvre ton cœur, lève les bras
Laisse les embruns couler sur toi
Viens plus près, désaltère-toi
A la source pure de ton Roi
Oh, mon âme,
Viens sauter, danser et chanter
Dans les prairies vertes et dorées
Où te conduit ton doux berger
Ton tendre ami veut t’entourer
Partager ton intimité
Traverser les routes escarpées
Main dans la main à tes côtés
Oh, mon âme,
Viens toucher au lac éternel
Viens entrevoir la paix du ciel
Au goût bien plus doux que le miel
Viens contempler dans les sommets
Les projets de ton bien-aimé
Dans les étoiles, vois scintiller
Ta demeure d’éternité
Peut-être encore un jour de plus
Et mes pensées seront perdues
Peut-être encore une heure de plus
Et mon cœur, même, n’en pourra plus
Je le sais, la joie n’est que pour demain
Alors, jusqu’à ce jour, mon Roi, tiens-moi bien !

Et tu gémiras pour moi
Quand ce fardeau deviendra
Trop lourd pour mes bras
Tu pleureras avec moi
Tu accours déjà au secours
De ma fragile foi

Il a les paroles aux saveurs éternelles
Pour mon cœur, elles sont plus douces que le miel
Il a les vérités qui me donnent des ailes
Jamais je ne voudrais rien d’autre qu’elles
Ses eaux débordantes m'ont raffermis
Elles me remplissent au cœur de la nuit
Il est la source vive qui jamais ne tarit
Qui m'éblouit même quand le reste pâlit
Il a allumé en moi une douce flamme
Qui brûle si fort tout au fond de mon âme
Lui seul est venu sécher mes larmes
Dans ce triste monde noyé dans le vacarme

Et tu diras, en ce jour-là
Je te loue car ta colère s’est apaisée !
Et tu puiseras aux sources de joie
Les promesses qu’il est venu te donner
Il est ton Roi et ton sauveur
Celui qui a triomphé de tes pleurs
Il est ta force, il est ton chant
Celui qui t’offre la vie dès maintenant
Et tu diras, en ce jour-là
Célébrez-le, proclamez tous ses bienfaits !
Et tu acclameras, ô source de joie
Sa grandeur, ses œuvres et ses hauts faits
Le monde entier le verra
Et chacun se prosternera
Devant sa royauté sublime
Son bras qui nous a tirés de l’abîme.
Et tu diras, en ce jour-là
Chantez, invoquez son nom bien-aimé !
Et tu exulteras aux sources de joie
Car il sera près de ses rachetés
Oui, nous serons dans l’allégresse
Auprès de notre Roi de tendresse
Et nous lui offrirons nos chants
Parfums de notre amour débordant
C’est toi qui mets dans mon cœur la joie
Plus qu’ils n’en ont à chaque instant
Leurs moissons peuvent abonder ici-bas
Et leur vin couler au son des chants
Peu importe !
Car toi, tu mets dans mon cœur la véritable joie,
Celle d’une récolte au bon moment
Alors, mon âme s’ouvre à ta voix
Et je poursuis droit devant
Tu es mon délice et mon nectar
Ta parole est mon doux trésor
Mes yeux plongent dans ton regard
Même quand la nuit s’attarde encore
Oh mon Roi, ma passion
Fais rayonner de splendeur
Les délices de ta maison
Afin que seule règne en mon cœur
L’espérance de ta moisson